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Agence de recherche de mots-clés pour le marché québécois

Une grille bâtie sur des volumes filtrés, une intention par page, et un suivi de ce qui est réellement gagné.

Une liste de mots-clés importée de France capte des impressions hors marché. Nous l’avons mesuré sur notre propre site : 58 % des impressions d’un de nos articles proviennent de l’extérieur du Canada.

Agence établie à Montréal depuis 2015 Mandats en français, en anglais et en espagnol Chaque donnée citée est sourcée

La recherche de mots-clés consiste à établir quelles requêtes votre clientèle formule réellement, avec quelle intention, et quelle page de votre site doit répondre à chacune. Pour le marché québécois, elle exige un filtrage géographique des volumes, une lecture du lexique local et une décision explicite sur le traitement du français et de l’anglais.

Ce qu’une liste importée coûte, mesuré sur notre propre site

En août 2026, nous avons publié un guide sur la recherche de mots-clés. Il est rédigé en français correct, mais en français générique. Sur les 28 jours clos le 2 septembre 2026, Search Console lui attribue 434 impressions. Voici d’où elles viennent.

PaysImpressionsPart
Canada18342 %
France7116 %
Suisse5713 %
Belgique4711 %
Luxembourg4310 %
Algérie164 %

Cinquante-huit pour cent des impressions proviennent de l’extérieur du Canada. Ce ne sont pas des clients potentiels. Le contenu n’est pas mauvais : le vocabulaire n’est pas ancré.

Deuxième mesure, sur le même domaine. L’expression agence référencement naturel s’y positionne en moyenne à 15,63, alors que agence seo s’y positionne à 23,09. Même service, même site. Près de huit positions d’écart tiennent au seul choix du terme.

C’est exactement ce qu’une recherche de mots-clés doit trancher avant que la première ligne de contenu soit écrite.

Ce que comprend un mandat

Grille de mots-clés par intention — Chaque requête retenue est classée informationnelle, commerciale ou transactionnelle, avec le volume filtré sur le marché visé et non le volume global.
Cartographie mot-clé vers page — Une intention, une page. La grille indique quelle URL existante répond à quoi, et lesquelles restent à créer.
Arbitrage français et anglais — Décision documentée sur les requêtes à traiter en français, en anglais ou dans les deux, avec ses conséquences en production et en conformité.
Calendrier de production — Les pages et les articles à produire, dans l’ordre, avec la requête cible de chacun.
Suivi de ce qui est gagné — Relevé des requêtes sur lesquelles le site apparaît après coup, comparé au relevé de départ.

Une grille livrée n’est pas un export d’outil

N’importe qui peut exporter un millier d’expressions en quelques minutes. Ce n’est pas ce qui manque. Ce qui manque, c’est la décision qui vient après.

CritèreExport d’outilGrille livrée
VolumeChiffre global, marchés confondusFiltré sur le marché visé, écart avec l’Europe documenté
IntentionAbsente ou devinéeAssignée requête par requête
DestinationAucuneUne URL par intention, doublons internes signalés
LangueUne seule listeArbitrage français-anglais explicite
SuiteUn fichierUn calendrier et une mesure

Vous avez déjà une liste de mots-clés et vous ne savez pas quoi en faire ?

Parlons-en

Les décisions qui déterminent le résultat

La démarche technique — outils, regroupement, filtres — est détaillée dans notre guide. Ce qui suit, ce sont les quatre arbitrages qui font qu’un mandat produit des demandes ou un fichier.

L’intention avant le volume

Une expression parfaitement pertinente placée sur une page qui ne répond pas à l’intention ne convertit pas. Quelqu’un qui cherche une définition ne veut pas une page de service, et Google le sait. L’intention de recherche est l’un des fondements du référencement naturel.

Volume ou qualification

Une requête à quelques dizaines de recherches par mois, formulée par quelqu’un qui cherche à confier un mandat, vaut davantage qu’une requête à quelques milliers formulée par des étudiants et des curieux. Le volume mesure une population, pas une valeur.

Cannibalisation interne

Deux pages d’un même site sur la même requête se font concurrence. Google en retient une, souvent pas celle que vous vouliez, et les fait alterner. Repérer ces doublons fait partie du mandat, avant d’en créer de nouveaux.

Une intention, une page

La cartographie assigne une destination à chaque requête retenue. Quand la requête comporte une ville ou un quartier, l’arbitrage rejoint celui du référencement local. Sans cartographie, la grille reste un document.

La démarche pas à pas, elle, est détaillée dans notre guide sur la recherche de mots-clés.

Au Québec, le lexique ne se traduit pas

Au Québec, on demande une soumission, pas un devis. Un dépanneur n’est pas une épicerie de quartier. On cherche du déneigement, pas du déblaiement. Ces écarts ne sont pas des nuances de style : ce sont des requêtes différentes, sur lesquelles se positionnent des pages différentes.

Une liste importée de France ne rate pas quelques mots en périphérie. Elle rate la requête d’entrée, celle qui amène le client. Tout le reste de la stratégie se construit ensuite sur une fondation qui ne correspond à personne.

Le volume affiché n’est pas le volume québécois

Les outils donnent des volumes par pays. C’est déjà un progrès, mais deux problèmes subsistent.

Le premier : beaucoup de rapports sont lus sans filtre. Une expression annoncée à plusieurs milliers de recherches mensuelles peut avoir la quasi-totalité de son volume en France. Le chiffre est exact ; la lecture ne l’est pas.

Le second : le filtre le plus fin couramment disponible est national, et le Canada n’est pas le Québec. Une requête en français relevée dans un filtre Canada est probablement québécoise en majorité — mais probablement n’est pas un chiffre, et nous le disons plutôt que de l’arrondir.

C’est pourquoi la grille indique, pour chaque expression retenue, la source du volume et le marché sur lequel il a été relevé. Vous pouvez vérifier.

Français, anglais, et ce que l’article 52 implique

À Montréal, une même intention se cherche en français et en anglais, avec des formulations différentes et des pages différentes qui se positionnent. Ce n’est pas une traduction : ce sont deux ensembles de requêtes.

Décider de couvrir l’anglais n’est donc pas une extension gratuite. C’est une décision qui a des conséquences, et l’une d’elles est juridique.

L’article 52 de la Charte de la langue française prévoit que, quel qu’en soit le support, les catalogues, brochures, dépliants, annuaires commerciaux, bons de commande et tout autre document de même nature disponibles au public doivent être rédigés en français. Il ajoute que nul ne peut rendre un tel document disponible au public dans une autre langue que le français lorsque sa version française n’est pas accessible dans des conditions au moins aussi favorables. La mention « quel qu’en soit le support » a été ajoutée par la Loi 96.

Deux précisions s’imposent, parce que la nuance compte.

D’abord, l’article énumère des types de documents et ne nomme pas explicitement les sites Web. C’est l’interprétation retenue par l’Office, reprise par la doctrine, qui étend l’obligation à l’information publiée en ligne. Nous formulons donc les choses ainsi, et non de manière plus catégorique.

Ensuite, « accessible dans des conditions au moins aussi favorables » ne se règle pas par un lien. Un document diffusé dans une autre langue avec un simple hyperlien vers sa version française a été donné en exemple de situation qui ne satisfait probablement pas au critère d’accessibilité.

Traduit en architecture de site : une page anglaise bâtie sur une requête anglophone appelle une page française équivalente, de qualité au moins équivalente, atteignable au même niveau de navigation, avec un hreflang réciproque. Le bilinguisme dans une grille de mots-clés est une décision qui se budgète.

Ce qui précède est une lecture professionnelle du texte, pas un avis juridique. Pour une situation précise, consultez un conseiller juridique.

La recherche de mots-clés à l’ère des moteurs de réponse

Une part croissante des recherches ne prend plus la forme de deux ou trois mots tapés dans un champ. Elle prend la forme d’une phrase complète adressée à un moteur génératif, suivie d’une relance, puis d’une autre. Cela change deux choses dans la façon de bâtir une grille.

Premièrement, les formulations interrogatives n’ont pas de volume mesurable dans les outils classiques. Un exemple concret, sur l’expression même qui donne son titre à cette page : au relevé du 3 septembre 2026, un outil de référence du marché ne remonte aucune formulation interrogative associée. Aucune. La question se pose pourtant, et elle se pose de plus en plus à un assistant plutôt qu’à un champ de recherche.

Deuxièmement, ce qu’un moteur de réponse extrait, c’est un passage. Un contenu replié dans un accordéon, un contenu qui n’apparaît qu’après un clic, un contenu qui prend trois paragraphes avant d’arriver au fait : tout cela se prête mal à l’extraction. C’est la raison pour laquelle cette page ne comporte aucun accordéon.

Une grille bâtie en 2026 comporte donc deux volets : les requêtes mesurables, et les formulations qui ne le sont pas mais dont on peut anticiper la forme à partir des questions que votre clientèle vous pose déjà au téléphone.

Ce que nous mesurons, et pourquoi ce ne sont pas les positions

Nous ne garantissons pas de position. Le classement varie selon l’appareil, la localisation, l’historique de l’internaute et les mises à jour de l’algorithme, et aucun de ces facteurs n’appartient à une agence. Une garantie de position est une promesse portant sur ce qu’on ne contrôle pas. Voici ce que nous suivons à la place.

Impressions qualifiées — Les impressions filtrées sur le marché visé. Une hausse d’impressions dont la majorité vient d’ailleurs n’est pas une progression.
Requêtes gagnées — Le nombre de requêtes distinctes sur lesquelles le site apparaît, comparé au relevé de départ. C’est l’indicateur qui bouge en premier.
Demandes reçues — Ce que la grille était censée produire. Les deux indicateurs précédents n’ont d’intérêt que s’ils y mènent.

Quand un mandat se justifie, et quand il ne se justifie pas

Il se justifie quand :

  • vous lancez un site, ou vous le repositionnez sur une nouvelle offre ;
  • vous produisez du contenu régulièrement sans plan de requêtes ;
  • vous soupçonnez que plusieurs de vos pages se font concurrence entre elles ;
  • vous ouvrez un marché, une région ou une langue ;
  • votre trafic monte sans que les demandes suivent.

Il ne se justifie pas quand :

  • votre site compte moins d’une dizaine de pages pour un service et une ville : la cartographie se fait en une heure et n’appelle pas un mandat ;
  • un obstacle technique empêche l’indexation : réglez-le d’abord, aucune grille ne compense une page que Google ne peut pas lire ;
  • vous n’avez pas la capacité de produire le contenu qui en découlerait : la grille resterait un document ;
  • vous disposez déjà d’une grille récente, filtrée géographiquement et cartographiée par page.

Dans ces quatre cas, nous le disons avant le mandat, pas après.

Questions fréquentes

Le volume de recherche affiché par les outils correspond-il au Québec ?

Pas directement. Les outils donnent des volumes par pays, et le filtre le plus fin couramment disponible est national. Le Canada inclut le marché anglophone du reste du pays. Une expression française y est probablement majoritairement québécoise, mais ce n’est pas une donnée mesurée. Nous indiquons donc pour chaque expression la source du volume et le marché du relevé, plutôt que de présenter une approximation comme un chiffre.

Faut-il faire une recherche de mots-clés distincte en français et en anglais ?

Oui, si vous visez les deux marchés. Ce ne sont pas deux traductions d’une même liste : les formulations diffèrent, les intentions aussi, et les pages qui se positionnent ne sont pas les mêmes. Une liste française traduite mot à mot produit des expressions que personne ne tape.

Une stratégie de mots-clés bilingue a-t-elle des implications légales au Québec ?

Oui. L’article 52 de la Charte de la langue française prévoit que les documents commerciaux de cette nature disponibles au public doivent être rédigés en français, quel qu’en soit le support, et qu’ils ne peuvent être rendus disponibles dans une autre langue si la version française n’est pas accessible dans des conditions au moins aussi favorables. Concrètement, une page anglaise appelle une page française équivalente et aussi accessible. Ceci est une lecture professionnelle du texte et non un avis juridique.

Pourquoi viser une expression à faible volume ?

Parce que le volume mesure une population, pas une valeur. Quelques dizaines de recherches mensuelles formulées par des personnes qui cherchent à confier un mandat produisent davantage de demandes que quelques milliers de recherches formulées par des personnes qui cherchent une définition. La question utile n’est pas combien, mais qui.

Comment savoir si deux de mes pages se nuisent sur la même requête ?

Le signe le plus courant est l’alternance : sur une même requête, Google affiche tantôt une page, tantôt une autre, et aucune ne se stabilise. Un relevé des requêtes par page dans Search Console met ces doublons en évidence. La correction consiste à choisir une page de destination et à réorienter l’autre, pas à supprimer du contenu.

La recherche de mots-clés change-t-elle avec l’IA générative ?

Elle s’élargit. Les requêtes courtes tapées dans un champ existent toujours, mais s’y ajoutent des questions complètes posées à un assistant, suivies de relances. Ces formulations n’ont pas de volume mesurable dans les outils classiques, ce qui ne veut pas dire qu’elles n’existent pas. Une grille bâtie aujourd’hui comporte donc un volet mesuré et un volet anticipé à partir des questions que votre clientèle pose réellement.

Dans quels cas un mandat de recherche de mots-clés n’est-il pas justifié ?

Quand le site compte moins d’une dizaine de pages pour un seul service dans une seule ville, quand un obstacle technique empêche l’indexation, quand il n’y a pas la capacité de produire le contenu qui en découlerait, ou quand une grille récente, filtrée géographiquement et cartographiée par page, existe déjà. Nous le signalons avant le mandat.

Vous voulez savoir sur quelles requêtes votre site devrait apparaître — et lesquelles ne valent pas votre temps ?

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Sources des données citées sur cette page :

  • Google Search Console, propriété publissoft.com, 28 jours clos le 2 septembre 2026, filtre d’URL /blogue/recherche-de-mots-cles/ : 434 impressions et leur répartition par pays.
  • Google Search Console, propriété publissoft.com, positions moyennes des requêtes agence référencement naturel (15,63) et agence seo (23,09). [À VÉRIFIER : période exacte du relevé, à inscrire ici avant publication]
  • Charte de la langue française, RLRQ c. C-11, article 52.
  • Relevé de volume de recherche du 3 septembre 2026, marché Canada.