Le netlinking consiste à obtenir que d’autres sites fassent un lien vers le vôtre, parce qu’ils ont une raison éditoriale de le faire. Ces liens, appelés backlinks ou liens entrants, restent un signal de classement pour Google ; et quand ils viennent de sources crédibles, ils sont aussi des mentions que les moteurs de réponse comme ChatGPT ou les aperçus IA retiennent. En 2026, un bon backlink ne s’achète pas : il se gagne avec un contenu qui mérite d’être cité et une démarche auprès des sites qui ont un intérêt à en parler.
Ce guide explique ce qu’est un backlink, ce que chaque type de lien transmet, comment voir les backlinks d’un site, sept façons d’en obtenir sans payer, et ce qu’il faut éviter. Chaque affirmation renvoie à une source listée en fin d’article. Si vous préférez confier ce travail à une équipe, voyez notre agence de netlinking.
- Qu’est-ce que le netlinking ?
- Les backlinks comptent-ils encore en 2026 ?
- Dofollow, nofollow, sponsored, ugc : ce que chaque lien transmet
- Comment voir les backlinks d’un site
- Sept façons d’obtenir des backlinks sans les acheter
- Ce qu’il faut éviter : PBN, achats, échanges
- Mesurer sans se fier aux scores d’autorité
- La liste de vérification d’un bon backlink
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que le netlinking ?
Le netlinking désigne l’ensemble des actions qui visent à obtenir des liens depuis d’autres sites vers le vôtre. Le mot est le plus employé en français, mais l’Office québécois de la langue française le déconseille, comme faux emprunt à l’anglais : il recommande « création de liens », « construction de liens » ou « tissage de liens ». L’équivalent anglais est link building. Tous désignent la même pratique.
Un backlink, c’est le lien lui-même. Exemple : un média régional publie un article sur l’ouverture de votre clinique et fait un lien vers votre site ; ce lien est un backlink pour vous, et le texte cliquable — par exemple « clinique de physiothérapie à Laval » — en est le texte d’ancrage. Il ne faut pas le confondre avec le maillage interne, qui désigne les liens entre les pages de votre propre site.
Les backlinks comptent-ils encore en 2026 ?
Oui, mais moins seuls qu’avant. Les liens entrants restent un signal de classement, et Google le confirme dans sa documentation. Il en tempère aussi le poids : en 2023, Gary Illyes, analyste de l’équipe de la Recherche de Google, a déclaré que les liens sont importants mais surestimés, qu’ils ne figurent plus parmi les trois premiers facteurs depuis un certain temps et qu’il est possible de se classer sans liens.
Du côté des moteurs de réponse, l’écart est plus marqué. Une analyse d’Ahrefs portant sur 75 000 marques mesure une corrélation de 0,664 entre le nombre de mentions d’une marque sur le Web et sa présence dans les aperçus IA de Google, contre 0,218 pour le nombre de backlinks. Une analyse de Muck Rack sur plus de 25 millions de liens cités par ChatGPT, Claude et Gemini attribue 0,3 % des citations au contenu payé ou publirédactionnel. Une corrélation n’est pas une cause, mais la direction est nette : ce qui compte le plus, c’est qu’on parle de vous, avec ou sans lien. La différence entre être classé et être cité est expliquée dans notre article SEO vs GEO vs AEO.
Ce qu’on en retient. L’objectif n’est plus seulement d’obtenir des liens, mais d’obtenir que des sources crédibles vous citent. Un lien éditorial fait les deux. Un lien acheté ne fait ni l’un ni l’autre. Pour la place des liens parmi les autres leviers du référencement, voyez notre guide du référencement naturel.
Dofollow, nofollow, sponsored, ugc : ce que chaque lien transmet
« Dofollow » n’est pas un attribut : c’est le nom courant d’un lien ordinaire, sans qualification, que Google peut suivre et prendre en compte pour le classement. Les autres liens portent un attribut rel qui précise leur nature. Depuis 2020, Google traite ces attributs comme des indications plutôt que comme des consignes absolues.
| Type de lien | À quoi il sert | Ce qu’il transmet |
|---|---|---|
| Lien ordinaire (« dofollow ») | Un lien éditorial, sans attribut | Peut transmettre du crédit de classement |
| rel= »sponsored » | Lien payé : publicité, commandite, placement | Visibilité auprès des lecteurs, pas de crédit de classement |
| rel= »ugc » | Lien ajouté par des utilisateurs : commentaires, forums | Une indication à Google, qui décide de le prendre en compte ou non |
| rel= »nofollow » | Lien qu’on ne veut pas cautionner, ou qu’aucun autre attribut ne décrit | Une indication à Google, qui décide de le prendre en compte ou non |
Un lien nofollow n’est pas inutile pour autant : il amène des lecteurs, et la mention de votre nom qui l’accompagne compte pour les moteurs de réponse. À l’inverse, un lien payé qui ne porte ni sponsored ni nofollow contrevient aux règles de Google sur le spam de liens.
Comment voir les backlinks d’un site
Pour votre propre site : la Search Console
La source la plus fiable est gratuite, et c’est celle de Google lui-même :
- ouvrez la Search Console et choisissez la propriété de votre site ;
- dans le menu de gauche, cliquez sur Liens ;
- la partie consacrée aux liens externes montre les pages de votre site qui reçoivent le plus de liens, les sites qui pointent le plus vers vous et les textes d’ancrage les plus fréquents ;
- cliquez sur une ligne pour voir le détail, puis utilisez le bouton d’exportation pour garder une copie datée.
Cette copie datée devient votre relevé de départ : c’est à elle qu’on compare les domaines référents gagnés les mois suivants.
Pour un site concurrent : un outil d’analyse
La Search Console ne montre que vos propres liens. Pour voir les backlinks d’un autre site, il faut un outil tiers : Ahrefs, Semrush et Moz offrent tous un aperçu gratuit limité, et des données complètes avec un abonnement. Ce qui compte n’est pas le nombre de liens du concurrent, mais la question suivante : pourquoi ces sites le citent-ils ? Un guide plus complet que les autres, une donnée originale, un partenariat, une commandite. C’est cette raison qui dit quoi produire.
Sept façons d’obtenir des backlinks sans les acheter
Un lien éditorial ne s’obtient pas en le demandant. Il s’obtient quand votre site contient quelque chose qu’un autre site veut montrer à ses lecteurs. Voici les sept approches qui fonctionnent, de la plus simple à la plus exigeante.
1. Récupérer les mentions sans lien
Des sites parlent peut-être déjà de vous sans faire de lien : un article sur une ouverture, un répertoire, un partenaire. Cherchez le nom de votre entreprise entre guillemets dans Google, repérez les pages sans lien et écrivez à leur auteur en proposant l’adresse exacte. La relation existe déjà, ce qui rend la demande simple.
2. Réparer les liens brisés
Dans la Search Console, le rapport sur l’indexation des pages montre les pages introuvables (404). Si l’une d’elles recevait des liens, redirigez-la vers la page la plus proche. Vous récupérez ces liens sans contacter personne.
3. Obtenir les citations locales qui vous reviennent
Chambre de commerce de votre ville, ordre professionnel, association sectorielle, regroupement de gens d’affaires : ces organismes publient souvent un répertoire de leurs membres. Ce ne sont pas des liens spectaculaires, mais ils sont légitimes et renforcent la cohérence de vos coordonnées, ce qui compte en référencement local. Les annuaires de faible qualité, eux, figurent parmi les exemples de spam de Google.
4. Publier une donnée que personne d’autre n’a
Les journalistes et les blogueurs citent des chiffres. Un sondage auprès de vos clients, des prix moyens tirés de vos soumissions, une analyse de vos propres données : si l’information est originale, vérifiable et utile à votre secteur, elle devient une source. C’est l’actif le plus durable du netlinking, et il se prépare comme n’importe quel texte, avec la méthode décrite dans notre guide de la rédaction SEO.
5. Écrire le guide de référence de votre créneau
Regardez les pages que citent vos concurrents. Si c’est un guide, écrivez-en un plus complet, plus récent et mieux sourcé, adapté au marché québécois. Les sites qui citaient l’ancien ont alors une raison de citer le vôtre ; il reste à le leur faire savoir.
6. Approcher les médias avec un angle, pas avec une demande de lien
Les médias régionaux et sectoriels cherchent des sujets et des experts. Proposez un angle : votre donnée originale, un commentaire sur une actualité de votre secteur, une personne de votre équipe disponible pour une entrevue. Ne demandez jamais de lien en échange : s’il vient, il vient avec l’article. Même sans lien, la mention compte pour les moteurs de réponse.
7. Écrire comme invité, pour les lecteurs
Un article invité vaut quelque chose quand le site d’accueil est réellement lu par votre clientèle et que le texte lui apporte une information utile. Il devient un problème quand il est payé, ou quand il sert surtout à loger un lien au texte d’ancrage suroptimisé : Google cite ces campagnes parmi les exemples de spam de liens.
Une dernière précision sur les commandites : commanditer un organisme ou un événement est une bonne façon d’être nommé dans votre communauté. Le lien qui l’accompagne est toutefois un lien payé, qui devrait porter l’attribut sponsored. Sa valeur est la visibilité et la mention, pas le crédit de classement.
Ce qu’il faut éviter : PBN, achats, échanges
Ces pratiques promettent des résultats rapides. Voici ce qu’en disent les règles de Google, et le risque réel pour une PME québécoise.
| Pratique | Ce qu’en disent les règles de Google | Le risque |
|---|---|---|
| Acheter des liens | Un lien payé qui ne porte ni sponsored ni nofollow est du spam de liens. | Des liens ignorés, ou une action manuelle sur votre site. |
| PBN (réseau de blogues privés) | Les échanges excessifs, les pages de partenaires créées pour s’échanger des liens et la réutilisation de domaines expirés pour manipuler le classement sont visés. | L’empreinte d’un même réseau qui pointe vers des entreprises sans rapport entre elles. |
| Échanges de liens | Les échanges excessifs (« je te fais un lien si tu m’en fais un ») figurent parmi les exemples de spam. | Des liens sans valeur éditoriale, faciles à repérer. |
| Articles invités en série | Les campagnes d’articles invités aux liens suroptimisés sont citées en exemple. | Des textes écrits pour loger un lien, sans lecteurs. |
| Annuaires de faible qualité | Les liens d’annuaires ou de sites de signets de faible qualité sont cités en exemple. | Aucun gain, et un profil de liens qui se dégrade. |
Au Québec, le bassin de sites francophones est restreint. Quand la même poignée de sites publie des articles pour des entreprises sans rapport entre elles, le schéma devient reconnaissable. Avant d’accepter un « réseau de sites partenaires », demandez à voir les autres liens que ces sites publient. Et retenez qu’au Canada, un contenu payé présenté comme éditorial pose aussi un problème au regard du Code canadien des normes de la publicité.
Mesurer sans se fier aux scores d’autorité
L’autorité de domaine (Moz), le Domain Rating (Ahrefs) ou le Trust Flow (Majestic) sont des estimations calculées par des outils tiers. Google rappelle qu’aucun outil tiers n’a accès à ses systèmes internes de classement. Ces scores sont utiles pour trier des sources potentielles ; ils ne mesurent pas le résultat d’un travail de netlinking.
Ce qui se mesure dans vos propres comptes :
- les domaines référents gagnés, lus dans le rapport Liens de la Search Console et comparés au relevé de départ ;
- les mentions de votre entreprise, avec ou sans lien, y compris dans les réponses des moteurs génératifs ;
- les requêtes gagnées par les pages renforcées, dans le rapport Performances ;
- les demandes reçues : les liens n’ont d’intérêt que s’ils y mènent.
Le suivi des citations par les moteurs de réponse relève de l’optimisation pour les moteurs génératifs. Quant au désaveu de liens, Google le présente comme une fonction avancée dont la plupart des sites n’ont pas besoin : en cas de doute sur votre profil, tranchez la question par un audit SEO avant de désavouer quoi que ce soit.
La liste de vérification d’un bon backlink
Huit questions à se poser avant de chercher un lien, ou avant d’en accepter un.
- Le site qui fait le lien est-il lu par des gens qui pourraient devenir vos clients ?
- A-t-il une raison éditoriale de vous citer, sans paiement ni échange ?
- Le lien mène-t-il à une page qui répond à une requête utile, et pas seulement à la page d’accueil ?
- Le texte d’ancrage est-il naturel — votre nom, le sujet, une phrase — plutôt qu’un mot-clé répété ?
- S’il y a eu paiement ou commandite, le lien porte-t-il l’attribut sponsored ?
- Les autres liens que publie ce site pointent-ils vers des entreprises qui ont un rapport avec son sujet ?
- La page qui porte le lien est-elle indexée par Google ?
- Seriez-vous à l’aise que ce lien soit vu par un client, un journaliste ou un employé de Google ?
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un backlink ?
Un backlink est un lien placé sur un autre site et qui pointe vers le vôtre. Par exemple, un média régional qui publie un article sur votre entreprise et fait un lien vers votre site vous donne un backlink. Google en tient compte comme signal de classement, surtout quand le lien vient d’une source crédible et liée à votre sujet.
Les backlinks sont-ils encore utiles en 2026 ?
Oui. Ils restent un signal de classement, même si Google indique qu’ils ne figurent plus parmi les trois premiers facteurs depuis un certain temps. Pour les moteurs de réponse, les mentions de votre marque comptent davantage que le nombre de liens : une analyse d’Ahrefs sur 75 000 marques mesure une corrélation de 0,664 pour les mentions, contre 0,218 pour les backlinks. Un lien éditorial fait les deux.
Qu’est-ce qu’un lien dofollow ?
C’est un lien ordinaire, sans attribut rel= »nofollow », rel= »sponsored » ou rel= »ugc ». « Dofollow » n’est pas un attribut HTML : c’est le nom courant d’un lien que Google peut prendre en compte pour le classement. Un lien payé ne devrait jamais être dofollow : il doit porter l’attribut sponsored ou nofollow.
Qu’est-ce qu’un PBN, et pourquoi l’éviter ?
Un PBN (private blog network) est un réseau de sites contrôlés par une même personne, souvent bâtis sur des domaines expirés, qui servent à faire des liens vers des sites clients. Les règles de Google visent les échanges excessifs de liens, les pages créées pour s’échanger des liens et la réutilisation de domaines expirés pour manipuler le classement. Le risque : des liens ignorés, ou une action manuelle sur votre site.
Le maillage interne, est-ce du netlinking ?
Non. Le maillage interne désigne les liens entre les pages de votre propre site ; le netlinking, les liens qui viennent d’autres sites. Les deux se complètent : un backlink qui arrive sur une page bien reliée au reste du site profite aussi aux pages vers lesquelles elle renvoie.
Faut-il payer pour obtenir des backlinks ?
Non. Les meilleurs backlinks se gagnent avec un contenu qui mérite d’être cité et une démarche auprès des sites qui ont une raison d’en parler. Payer pour un lien est permis comme publicité, à condition qu’il porte l’attribut sponsored ou nofollow ; il ne transmet alors aucun crédit de classement. Ce qu’on paie, c’est le temps de produire le contenu et de mener les démarches, à l’interne ou avec une agence.
Ce qu’il faut retenir
Le netlinking de 2026 tient en une idée : un bon backlink se gagne, il ne s’achète pas. On commence par ce qui ne coûte presque rien — mentions sans lien, liens brisés, citations locales —, puis on produit ce qui mérite d’être cité et on le fait connaître aux sources qui ont une raison d’en parler. On mesure dans ses propres comptes, pas avec un score d’outil. Et au Québec, où les sources se comptent en dizaines, la crédibilité d’un lien vaut plus que leur nombre.
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Sources
- Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique, fiche « création de liens » : termes privilégiés et terme déconseillé netlinking.
- Google Search Central, « Qualify your outbound links to Google » : attributs rel= »sponsored », rel= »ugc » et rel= »nofollow ».
- Google Search Central Blog, « Evolving « nofollow » – new ways to identify the nature of links », septembre 2019 : les attributs deviennent des indications à compter de mars 2020.
- Google Search Central, règles concernant le spam dans la recherche Google : spam de liens, échanges excessifs, articles invités, annuaires de faible qualité, abus de domaines expirés.
- Google Search Console, aide sur le rapport Liens et sur l’outil de désaveu de liens (fonction avancée).
- Google Search Central, guide sur les fonctionnalités d’IA générative de la Recherche : aucun outil tiers n’a accès aux systèmes internes de Google.
- Gary Illyes (Google), Pubcon Pro Austin, 2023, rapporté par Search Engine Land : poids des liens parmi les facteurs de classement.
- Ahrefs, analyse de 75 000 marques sur la visibilité dans les aperçus IA de Google, coefficients de corrélation de Spearman.
- Muck Rack, What Is AI Reading?, édition de mai 2026 : plus de 25 millions de liens cités par ChatGPT, Claude et Gemini. Muck Rack commercialise une plateforme de relations publiques.
- Normes canadiennes de la publicité, Code canadien des normes de la publicité, article 2 (techniques publicitaires déguisées).
Publié le 21 octobre 2026 · Sources vérifiées en octobre 2026.